Catastrophe naturelle à Gattières (Alpes-Maritimes) : reconnaissance pour mouvements de terrain via l'arrêté du 12 juin 2026
Mise à jour 16/06/2026
Un nouvel arrêté interministériel de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle a été pris le 12 juin 2026. Dans les Alpes-Maritimes (06), il concerne directement la commune de Gattières, reconnue au titre des mouvements de terrain (hors sécheresse géotechnique) pour la journée du 15 mars 2026.
ℹ️ Au Journal officiel : la référence NOR INTE2615534A et la date exacte de publication au JO c’est à dire le 13 juin 2026 font foi pour le calcul des délais. Vous disposez de 30 jours pour déclarer votre sinistre auprès de votre assureur habitation.

A propos de Gattières 06510
Gattières est un village perché de la vallée du Var, bâti sur des versants en pente où alternent marnes, argiles et formations meubles. Ce type de relief est, par nature, sensible aux glissements de terrain et aux coulées après de fortes pluies. Ce risque est répertorié à l’échelle départementale dans les documents de prévention (PPR mouvements de terrain). Pour vérifier l’exposition précise de votre parcelle, le réflexe fiable est de consulter votre état des risques sur Géorisques (rubrique « Mes risques »).
La reconnaissance en catastrophe naturelle ouvre droit à indemnisation par votre assurance habitation pour les dommages causés principalement par l’événement. Encore faut-il déclarer dans les temps et documenter le sinistre correctement.
Détail de l’arrêté Cat Nat
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Commune reconnue : Gattières (06)
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Phénomène : mouvements de terrain hors sécheresse géotechnique
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Période reconnue : le 15 mars 2026 (événement ponctuel)
Que recouvre « mouvement de terrain » ?
Il s’agit des déplacements de sol ou de roche qui ne relèvent pas du retrait-gonflement des argiles (la « sécheresse géotechnique »). Concrètement :
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glissements de terrain : un versant qui se met en mouvement, souvent après de fortes pluies ;
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éboulements et chutes de blocs : rupture d’une falaise ou d’un talus ;
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effondrements / affaissements : vides souterrains (cavités, anciennes carrières) ;
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coulées de boue d’origine gravitaire.
Pour reconnaître la commune, l’administration vérifie que le phénomène est bien d’origine naturelle et d’intensité anormale (volume de matériaux, surface, pluies à période de retour supérieure à 10 ans). À l’inverse, un dossier est rejeté si des causes humaines dominent (terrassement mal conçu, mauvaise gestion des eaux pluviales). C’est précisément là que l’expertise technique fait la différence.
Quelles conséquences pour votre maison ?
Un mouvement de terrain agit sur le terrain d’assise de la construction. Les désordres les plus fréquents :
Signes à surveiller
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Fissures structurelles en façade, souvent obliques ou en escalier, parfois traversantes ;
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Portes et fenêtres qui coincent, planchers désaffleurés ;
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Dallage et terrasses qui se désolidarisent, joints qui s’ouvrent ;
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Murs de soutènement bombés ou fissurés, affaissements localisés du sol ;
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décollements de carrelage, réseaux (canalisations) sous tension.
⚠️ Une simple microfissure peut masquer une instabilité du sol plus profonde. Mieux vaut faire constater rapidement plutôt que d’attendre une aggravation.
Assurance : que faire maintenant ?
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Déclarez le sinistre à votre assureur sous 30 jours après la publication de l’arrêté au Journal officiel (la garantie Cat-Nat est incluse dans tout contrat multirisque habitation). Une déclaration tardive reste possible, mais doit être justifiée. Ne tardez pas.
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Rassemblez les preuves : photos et vidéos datées, mesures de fissures, factures, témoignages, constat d’huissier éventuel. Ne réalisez pas de réparations définitives avant le passage de l’expert (sauf mise en sécurité urgente, à documenter).
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Faites-vous accompagner. L’expert d’assurés vous permet d’avoir un avis technique qui challenge souvent celui de l’expert mandaté par la compagnie. Votre expert qualifie l’origine des désordres, chiffre les dommages et sécurise votre indemnisation. Sur un motif « mouvement de terrain », où la frontière cause naturelle / cause humaine décide souvent de l’issue, cet appui est important.
Votre expert d’assurés Vincent LEFEUVRE

Votre assurance refuse de prendre en charge vos fissures ?
Vous êtes en désaccord avec les conclusions de l’expert d’assurance ou le montant de l’indemnisation proposée ?
Basé à Nice, Vincent Lefeuvre accompagne les propriétaires confrontés à des désordres liés aux fissures, aux mouvements de terrain ou à la sécheresse.
Son intervention permet d’analyser les causes réelles des dommages, de vérifier la pertinence des conclusions techniques retenues par l’assureur et, lorsque cela est justifié, d’apporter des arguments complémentaires pour défendre votre dossier.
L’objectif n’est pas de promettre une indemnisation, mais de vous permettre de comprendre votre situation, d’identifier les recours envisageables et de disposer d’un avis technique indépendant pour prendre les bonnes décisions.
Pour demander un accompagnement personnalisé cliquez-ici
Et les communes non reconnues des Alpes-Maritimes ?
L’arrêté du 12 juin 2026 a rejeté plusieurs demandes du département. Un refus n’est pas définitif : il est possible de solliciter un réexamen avec des éléments complémentaires, ou d’engager une expertise privée / un recours en droit commun.
Mouvements de terrain (hors sécheresse), non reconnues
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Antibes (28/01/2026 ; puis 03–04/02/2026)
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Mouans-Sartoux (22–24/12/2025)
Sécheresse / réhydratation des sols (année 2025), non reconnues
Antibes, Biot, Cagnes-sur-Mer, Caille, Escragnolles, Grasse, La Roquette-sur-Siagne, Le Rouret, Levens, Mouans-Sartoux, Opio, Pégomas, Saint-Paul-de-Vence, Tourrette-Levens, Vence.
Si votre commune figure dans cette liste et que votre maison fissure, ne baissez pas les bras : un dossier technique solide peut soutenir une nouvelle demande communale ou un recours individuel.
Questions fréquentes
Comment savoir si ma maison de Gattières est concernée ?
Vérifiez que votre commune et la date du sinistre (15 mars 2026) correspondent à l’arrêté, puis confirmez l’exposition de votre parcelle sur Géorisques. Si vos dommages datent de cette période, vous pouvez déclarer. Sinon, il faudra démontrer que les désordres sont aggravés sur la période de l’évènement exceptionnel.
J’habite une commune non reconnue (Vence, Grasse, Antibes…). Puis-je quand même être indemnisé ?
Pas au titre de cet arrêté. Mais un réexamen communal ou une expertise privée restent possibles. Faites qualifier l’origine de vos fissures : c’est la pièce maîtresse de tout recours. L’expertise vous donnera aussi des éléments d’appréciation technique sur les mesures à prendre pour éviter que le phénomène ne s’aggrave.
Qui contacter en cas de fissures après un mouvement de terrain ?
Un expert d’assurés indépendant. Il constate, qualifie l’origine naturelle des désordres, chiffre les réparations et vous accompagne face à l’assurance jusqu’à l’indemnisation.